Je suis confiseur, y’a pas d’erreur
J’vous l’confie
Faut pas pas s’endormir
Afin d’bien confire
Fruits confits
Quoiqu’il ne suffit
Pour que l’on confit
De beaux fruits
Pour les faires bien cuire
Faut d’abord saisir
Le r’frain que j’vais dire
(parlé)
Vous avez... Vous avez tout simplement qu’a dire correctement cette jolie phrase :
J’ai mon fruit cru qui cuit
Sans que mon fruit cuit cuit
C’est à dire sans que le jus du fruit se sauve de la bassinoire, vous voyez. C’est rien du tout Exemple pour des prunes confites, vous prenez délicatement vos prunes, vous les essuyez avec un linge bien propre. A défaut vous pouvez toujours les essuyez avec le devant de votre chemise, n’est-ce pas. Puis vous arrachez la queue et vous jetez le tout dans une bassine en prononçant ces mots calabaga... Calaba... Cabalistiques. Heum !
J’ai mon fruit cru qui cuit
sans que mon fruit cuit cuit
Pour faire de bonnes confitures
J’ai mon fruit cru qui cuit
sans que mon fruit cuit cuit
Pour faire des confitures de fruits cuits
(Parlé)
Vous voyez, c’est rien du tout
La première fois ça fait un peu de marmelade, mais ça va aller tout seul quand cela aura mijoté, vous allez voir ça.
Des dames du faubourg
Vienne au cours
De fruits cuits
Tenez l’autre soir
La baronne d’la poire
En a pris
Pendant qu’mon fruit cuit
On entend un bruit
Elle me dit
C’qui pète comme une mine
C’est y votre cuisine
Ou l’fond de votre bassine
(parlé)
Ah ! bah ! C’est pas l’fond d’ma bassine qui pète
C’est tout simplement parce que :
J’ai mon fruit cru qui cuit
Sans que mon fruit cuit cuit
Pour faire de bonnes confitures
J’ai mon fruit cru qui cuit
Sans que mon fruit cuit cuit
Pour faire des confitures de culs frits
(Parlé)
Non ! De cul... Non, c’est pas ça, c’est pas ça
C’est pas... Voyez-vous, ça allait beaucoup mieux la première fois. Ecoute chef Lenoir, je ne me vois pas blanc avec tes trucs. Tu vas trop vite mon vieux ! Et puis tu mets trop de feu. Tu vas faire brûler l’abricot cuit d’la baronne ! Non, l’abricot, l’abricot, l’ab... l’abricot cru d’la baronne qui cuit. Enfin ça y est. Allez à un autre.
Voulant adorer
Une femme du métier
Je m’morfond
Près d’une tendre enfant
Qui est confite en
Dévotion
Elle m’a dit un soir
Afin de savoir
Ma belle poire
J’lui ai appris par cœur
C’refrain d’confiseur
Viens j’f’rais ton bonheur
(Parlé au chef d’orchestre)
Ca c’est...ça va, c’est, c’est très bien, mais alors en douce, tu sais, écoute Lenoir, en douce. C’est d’la confiture de ménage. Et puis si c’est... si ça n’te va pas bien, mon vieux, tu vois, tu f’ras rater mon mariage. Attention, c’est ma fiancée qui parle. Elle me dit Armand, toutes les nuits avant de me coucher, je recette ta récite... Je récite ta recette, avec un petit bâton d’angélique sur les lèvres et deux marrons glacés dans les mains. Aussi prend moi, j’te donne tout, mon angélique, mes marrons.
Je bouge et tu m’... j’ai, j’ai
J’ai mon cru qui fuit
mmmm ii ri
Pour faire de bonne confiture
(parlé) J’peux pas y arriver
mmmm ii ri
Et j’y ai mis un bouchon à l’émeri.
Pour ceux qui souhaitent en savoir plus sur les auteurs, les interprètes, il existe un site réellement remarquable par sa richesse :
http://www.chanson.udenap.org/
http://www.chanson.udenap.org/
samedi 24 mai 2008
Dranem - Les Fruits Cuits version de 1911
Enregistrement de 1911
(présentation)
Les fruits cuits, chanson confisatoire chantée par Dranem
(parlé)
Ah,J’vais vous chanter une petite chanson pour les dames,
pour que les dames fassent des confitures à leurs petits maris cet hiver
Je suis confiseur, y’a pas d’erreur
J’vous l’confie
Faut pas pas s’endormir
Afin d’bien confire
Fruits confits
Quoiqu’il ne suffit
Pour que l’on confit
De beaux fruits
Pour les faire bien cuire
Faut d’abord saisir
Le r’frain que j’vais dire
(parlé)
Vous avez tout simplement mesdames
qu’a prononcer ces petites paroles :
J’ai mon fruit cru qui cuit
sans que mon fruit cuit cuit
C’est à dire sans que mon fruit cuit cuit
dans la bassinoire.
Vous faites des confitures de prunes,
vous prenez vos prunes, vous les essuyez
vous les mettez dans la bassine, vous les touillez un peu
vous léchez, vous leurs chantez cette petite chanson.
J’ai mon fruit cru qui cuit
sans que mon fruit cuit cuit
Pour faire de bonnes confitures
J’ai mon fruit cru qui cuit
sans que mon fruit cuit cuit
Pour faire des confitures de fruits cuits
(parlé)
Ah ah ça n’a l’air de rien comme ça
vous rigolez, mais fallait l’trouver
vous savez, j’ai mis deux ans moi à apprendre c’te machine là
c’est sur faut pas avoir ( ? ? ? ? du ? ? ? ?) pour dire ça.
Allons y maintenant du deuxième.
Des dames du faubourg
Chez moi qu’elle se bourrent
De fruits cuits
Tenez l’autre soir
La baronne d’la poire
En a pris
Pendant qu’mon fruits cuit
On entend un bruit
Elle me dit
C’qui pète comme une mine
C’est y votre bassine
Ou l’fond de votre cuisine
(parlé)
( Qu’est qui s’y passe) c’est pas ma bassine qui pète
ni moi non plus, ni ma bassine, ni ma cuisine,
c’est tout simplement parce qu’en c’moment :
J’ai mon fruit cru qui cuit
sans que mon fruit cuit cuit
Pour faire de bonnes confitures
J’ai mon fruit cru qui cuit
sans que mon fruit cuit cuit
Pour faire des confitures de culs frits
(parlé)
Oh de culs frits ! J’vous d’mande pardon mesdames
de culs frits tu vas trop vite toi le chef d’orchestre
sans blague, tu met trop de feu la d’ssous, tu vas faire
bruler l’abricot ... l’abricot, l’abricot de ( ? ? ? ?)
fait attention, puis au troisième :
Voulant adorer
Une femme du métier
Je m’morfond
C’est une tendre enfant
Qui est confite en
Dévotion
Elle m’a dit un soir
Afin de savoir
Ma belle poire
J’lui ai appris par cœur
C’refrain confiseur
Bien que j’f’rais son bonheur
(Parlé)
Et puis quand nous s’rons mariés
nous f’rons des confitures de tout
ce que tu voudras.
Mais pour le moment fout moi la paix
parce que sur le feu :
J’ai mon fruit cuit qui cuit
sans que mon fruit cuit cuit
Pour faire de bonnes confitures
J’ai mon cul qui frit... j’ai mon cul...
(parlé)
Oooh ! j’vous d’mande pardon
Oooh, pardon Mesdames
Oh, c’est dégoutant
(présentation)
Les fruits cuits, chanson confisatoire chantée par Dranem
(parlé)
Ah,J’vais vous chanter une petite chanson pour les dames,
pour que les dames fassent des confitures à leurs petits maris cet hiver
Je suis confiseur, y’a pas d’erreur
J’vous l’confie
Faut pas pas s’endormir
Afin d’bien confire
Fruits confits
Quoiqu’il ne suffit
Pour que l’on confit
De beaux fruits
Pour les faire bien cuire
Faut d’abord saisir
Le r’frain que j’vais dire
(parlé)
Vous avez tout simplement mesdames
qu’a prononcer ces petites paroles :
J’ai mon fruit cru qui cuit
sans que mon fruit cuit cuit
C’est à dire sans que mon fruit cuit cuit
dans la bassinoire.
Vous faites des confitures de prunes,
vous prenez vos prunes, vous les essuyez
vous les mettez dans la bassine, vous les touillez un peu
vous léchez, vous leurs chantez cette petite chanson.
J’ai mon fruit cru qui cuit
sans que mon fruit cuit cuit
Pour faire de bonnes confitures
J’ai mon fruit cru qui cuit
sans que mon fruit cuit cuit
Pour faire des confitures de fruits cuits
(parlé)
Ah ah ça n’a l’air de rien comme ça
vous rigolez, mais fallait l’trouver
vous savez, j’ai mis deux ans moi à apprendre c’te machine là
c’est sur faut pas avoir ( ? ? ? ? du ? ? ? ?) pour dire ça.
Allons y maintenant du deuxième.
Des dames du faubourg
Chez moi qu’elle se bourrent
De fruits cuits
Tenez l’autre soir
La baronne d’la poire
En a pris
Pendant qu’mon fruits cuit
On entend un bruit
Elle me dit
C’qui pète comme une mine
C’est y votre bassine
Ou l’fond de votre cuisine
(parlé)
( Qu’est qui s’y passe) c’est pas ma bassine qui pète
ni moi non plus, ni ma bassine, ni ma cuisine,
c’est tout simplement parce qu’en c’moment :
J’ai mon fruit cru qui cuit
sans que mon fruit cuit cuit
Pour faire de bonnes confitures
J’ai mon fruit cru qui cuit
sans que mon fruit cuit cuit
Pour faire des confitures de culs frits
(parlé)
Oh de culs frits ! J’vous d’mande pardon mesdames
de culs frits tu vas trop vite toi le chef d’orchestre
sans blague, tu met trop de feu la d’ssous, tu vas faire
bruler l’abricot ... l’abricot, l’abricot de ( ? ? ? ?)
fait attention, puis au troisième :
Voulant adorer
Une femme du métier
Je m’morfond
C’est une tendre enfant
Qui est confite en
Dévotion
Elle m’a dit un soir
Afin de savoir
Ma belle poire
J’lui ai appris par cœur
C’refrain confiseur
Bien que j’f’rais son bonheur
(Parlé)
Et puis quand nous s’rons mariés
nous f’rons des confitures de tout
ce que tu voudras.
Mais pour le moment fout moi la paix
parce que sur le feu :
J’ai mon fruit cuit qui cuit
sans que mon fruit cuit cuit
Pour faire de bonnes confitures
J’ai mon cul qui frit... j’ai mon cul...
(parlé)
Oooh ! j’vous d’mande pardon
Oooh, pardon Mesdames
Oh, c’est dégoutant
mercredi 21 mai 2008
Georgius - Les merlans
1936
Dans un coin de l'Atlantique
A 100 pieds de profondeur
Parmi la gente aquatique
Un merlan captait les coeurs
Ah ! Soupirait une sardine
Qu'attend-il pour me montrer
Son amour que je devine
A sa façon d'frétiller
Mais sa sardine de maman
Lui dit, sache mon enfant
Si les merlans z'ont l'air lents
C'est qu'la mer les rend lents
Qu'ils ne veulent pas déranger
L'arête qu'ils ont sur l'côté
Si les merlans z'ont l'air lents
C'est parc'que, ça s'comprend
Ils sont les merlans
Comme beaucoup de gens
En mer, en mer, en mer lents
Voyant les travaux d'approche
Que la mère sardine faisait
Il y a anguille sous roche
Se dit l'merlan, je suis frais
Moi j'aime une petite morue
Dessalée comme pas deux
Cette sardine ingénue
C'est la barbue et les ch'veux
Et sans hâte vers l'océan
Il partit en fredonnant
(en choeur)
Si les merlans z'ont l'air lents
C'est qu'la mer les rend lents
Qu'ils ne veulent pas déranger
L'arête qu'ils ont sur l'côté
Si les merlans z'ont l'air lents
C'est parc'que, ça s'comprend
Ils sont les merlans
Comme beaucoup de gens
En mer, en mer, en mer lents
La sardine fit la noce
Pour oublier l'gigolo
Mais voilà qu'elle eu deux gosses
Avec le fils d'un maquereau
Lui-même quitta la pauvrette
Pour une langouste poilue
Alors elle perdit la tête
Et depuis, l'fait est connu
Aux marins perdus en mer
Elle chante les soirs d'hiver
(en choeur)
Si les merlans z'ont l'air lents
C'est qu'la mer les rend lents
Qu'ils ne veulent pas déranger
L'arête qu'ils ont sur l'côté
Si les merlans z'ont l'air lents
C'est parc'que, ça s'comprend
Ils sont les merlans
Comme beaucoup de gens
En mer, en mer, en mer lents
Si les merlans, ont l'air lents
C'est parc'que, ça s'comprend
Ils sont les merlans
Comme beaucoup de gens
En mer, en mer, en mer lents
Et v'lan !
Dans un coin de l'Atlantique
A 100 pieds de profondeur
Parmi la gente aquatique
Un merlan captait les coeurs
Ah ! Soupirait une sardine
Qu'attend-il pour me montrer
Son amour que je devine
A sa façon d'frétiller
Mais sa sardine de maman
Lui dit, sache mon enfant
Si les merlans z'ont l'air lents
C'est qu'la mer les rend lents
Qu'ils ne veulent pas déranger
L'arête qu'ils ont sur l'côté
Si les merlans z'ont l'air lents
C'est parc'que, ça s'comprend
Ils sont les merlans
Comme beaucoup de gens
En mer, en mer, en mer lents
Voyant les travaux d'approche
Que la mère sardine faisait
Il y a anguille sous roche
Se dit l'merlan, je suis frais
Moi j'aime une petite morue
Dessalée comme pas deux
Cette sardine ingénue
C'est la barbue et les ch'veux
Et sans hâte vers l'océan
Il partit en fredonnant
(en choeur)
Si les merlans z'ont l'air lents
C'est qu'la mer les rend lents
Qu'ils ne veulent pas déranger
L'arête qu'ils ont sur l'côté
Si les merlans z'ont l'air lents
C'est parc'que, ça s'comprend
Ils sont les merlans
Comme beaucoup de gens
En mer, en mer, en mer lents
La sardine fit la noce
Pour oublier l'gigolo
Mais voilà qu'elle eu deux gosses
Avec le fils d'un maquereau
Lui-même quitta la pauvrette
Pour une langouste poilue
Alors elle perdit la tête
Et depuis, l'fait est connu
Aux marins perdus en mer
Elle chante les soirs d'hiver
(en choeur)
Si les merlans z'ont l'air lents
C'est qu'la mer les rend lents
Qu'ils ne veulent pas déranger
L'arête qu'ils ont sur l'côté
Si les merlans z'ont l'air lents
C'est parc'que, ça s'comprend
Ils sont les merlans
Comme beaucoup de gens
En mer, en mer, en mer lents
Si les merlans, ont l'air lents
C'est parc'que, ça s'comprend
Ils sont les merlans
Comme beaucoup de gens
En mer, en mer, en mer lents
Et v'lan !
mardi 20 mai 2008
Yvette GUILBERT - Les vierges
Composée en 1892 - Enregistrement de 1907
L'âme candide et le front [sur ?]
Elle vont les yeux vers l'azur
Les vierges
Ces sont des abricots pas murs
Elles ont peu de charmes mais ils sont durs,
pour sure
Les vierges
Ainsi que l'herbe dans le champ
Ca vous [inculte ?] rapidement
Les vierges
Elles sont maussades généralement
Elles ont même quelque chose de cassant
Manman
Les vierges
Elles vont ainsi l'esprit distrait
De l'amour, ignorant l'secret
Les vierges
A quoi rêvent t'elles ?
Nul ne le sait
De fruits ? De légumes ? De navets?
Qui sait ?
Les vierges
Pâles comme des cierges dans leur aspect
On les regarde avec respect
Les vierges
Ca porte bonheur
Disent les pinces-becs
Oui, c'est peut-être pour jouer avec
Les vierges
Vous messieurs, qui religieusement
Respectez cet état charmant
Des vierges
Sachez qu'il en est cependant
Qui restent jusqu'a 50 ans
[ah, méchant ?]
Des vierges
L'âme candide et le front [sur ?]
Elle vont les yeux vers l'azur
Les vierges
Ces sont des abricots pas murs
Elles ont peu de charmes mais ils sont durs,
pour sure
Les vierges
Ainsi que l'herbe dans le champ
Ca vous [inculte ?] rapidement
Les vierges
Elles sont maussades généralement
Elles ont même quelque chose de cassant
Manman
Les vierges
Elles vont ainsi l'esprit distrait
De l'amour, ignorant l'secret
Les vierges
A quoi rêvent t'elles ?
Nul ne le sait
De fruits ? De légumes ? De navets?
Qui sait ?
Les vierges
Pâles comme des cierges dans leur aspect
On les regarde avec respect
Les vierges
Ca porte bonheur
Disent les pinces-becs
Oui, c'est peut-être pour jouer avec
Les vierges
Vous messieurs, qui religieusement
Respectez cet état charmant
Des vierges
Sachez qu'il en est cependant
Qui restent jusqu'a 50 ans
[ah, méchant ?]
Des vierges
lundi 19 mai 2008
Dranem - Le cucurbitacé
1911 - le Cucurbitacé
(Présentation)
Le cucurbitacé chanté par Dranem
L’autre jour sortant d’une boutique
Ou j’avais ach’té un me’lon
Un professeur d’botanique
Me dit : savez-vous son nom ?
Comme je restais sans réplique
Y m’dit son nom scientifique
C’est un cucurbitacé
Qu’a des côtes, qu’a des côtes
C’est un cucurbitacé
Qu’a des côtes sur les cotés
En sortant d’chez la marchande
Mon melon dans un journal
V’la qu’un agent me demande
Est-ce une machine infernale
C’est pas une bombe d’anarcho
Que j’répond en tournant l’dos
C’est un cucurbitacé
Qu’a des côtes, qu’a des côtes
C’est un cucurbitacé
Qu’a des côtes sur les cotés
J’l’avais acheté pour la fête
de ma femme et je m’rendais
Chez moi d’une allure guill’rette
Pour m’dépécher j’prend l’tramvay
Ca sent fort dit l’conducteur
Si c’est pas d’moi qu’vient l’odeur
C’est d’mon cucurbitacé
Qu’a des côtes, qu’a des côtes
C’est d’mon cucurbitacé
Qu’a des côtes sur les cotés
Tout près d’moi une petite blonde
M’dit votre melon n’est pas frais
J’le fait sentir à tout l’monde
Et chacun se le repassait
Si bien que pour se renseigner
Chaque voyageur mettait l’nez
Sur mon cucurbitacé
Qu’a des côtes, qu’a des côtes
Sur mon cucurbitacé
Qu’a des côtes sur les cotés
Comme ça faisait du scandale
L’conducteur m’dit malapris
c’est pas l’tramvay des z’halles
Y faut pas d’melon ici
Puis y m’fait décaniller
En me flanquant son soulier
Dans mon cucurbitacé
Qu’a des côtes, qu’a des côtes
Dans mon cucurbitacé
Qu’a des côtes sur les cotés
Une jolie dame ramasse
Mon melon qu’était tombé
Elle m’dit comme j’demeure en face
Chez moi vient donc l’entamer
Elle le presse tant dans ses mains
Qu’elle fait sortir les pépins
De mon cucurbitacé
Oooh ! qu’a des côtes
Oooh ! ..curbitacé
Qu’a des côtes sur les cotés
J’vois en rentrant au domicile
Ma femme assis sur les ge’noux
De mon vieux copain Achille
En mangeant un cantaloup*
Devant cette trahison
Je m’écrie j’suis comme mon m’lon
J’suis cocucurbitacé
J’ai des cornes, j’ai des cornes
J’suis cocucurbitacé
J’ai des cornes de chaque coté
* Cantaloup : melon à côtes rugueuses.
(Présentation)
Le cucurbitacé chanté par Dranem
L’autre jour sortant d’une boutique
Ou j’avais ach’té un me’lon
Un professeur d’botanique
Me dit : savez-vous son nom ?
Comme je restais sans réplique
Y m’dit son nom scientifique
C’est un cucurbitacé
Qu’a des côtes, qu’a des côtes
C’est un cucurbitacé
Qu’a des côtes sur les cotés
En sortant d’chez la marchande
Mon melon dans un journal
V’la qu’un agent me demande
Est-ce une machine infernale
C’est pas une bombe d’anarcho
Que j’répond en tournant l’dos
C’est un cucurbitacé
Qu’a des côtes, qu’a des côtes
C’est un cucurbitacé
Qu’a des côtes sur les cotés
J’l’avais acheté pour la fête
de ma femme et je m’rendais
Chez moi d’une allure guill’rette
Pour m’dépécher j’prend l’tramvay
Ca sent fort dit l’conducteur
Si c’est pas d’moi qu’vient l’odeur
C’est d’mon cucurbitacé
Qu’a des côtes, qu’a des côtes
C’est d’mon cucurbitacé
Qu’a des côtes sur les cotés
Tout près d’moi une petite blonde
M’dit votre melon n’est pas frais
J’le fait sentir à tout l’monde
Et chacun se le repassait
Si bien que pour se renseigner
Chaque voyageur mettait l’nez
Sur mon cucurbitacé
Qu’a des côtes, qu’a des côtes
Sur mon cucurbitacé
Qu’a des côtes sur les cotés
Comme ça faisait du scandale
L’conducteur m’dit malapris
c’est pas l’tramvay des z’halles
Y faut pas d’melon ici
Puis y m’fait décaniller
En me flanquant son soulier
Dans mon cucurbitacé
Qu’a des côtes, qu’a des côtes
Dans mon cucurbitacé
Qu’a des côtes sur les cotés
Une jolie dame ramasse
Mon melon qu’était tombé
Elle m’dit comme j’demeure en face
Chez moi vient donc l’entamer
Elle le presse tant dans ses mains
Qu’elle fait sortir les pépins
De mon cucurbitacé
Oooh ! qu’a des côtes
Oooh ! ..curbitacé
Qu’a des côtes sur les cotés
J’vois en rentrant au domicile
Ma femme assis sur les ge’noux
De mon vieux copain Achille
En mangeant un cantaloup*
Devant cette trahison
Je m’écrie j’suis comme mon m’lon
J’suis cocucurbitacé
J’ai des cornes, j’ai des cornes
J’suis cocucurbitacé
J’ai des cornes de chaque coté
* Cantaloup : melon à côtes rugueuses.
dimanche 18 mai 2008
Gaston Ouvrard - Amour et TSF
Amour et TSF (1929)
L'autre jour, mam'zelle Hortense,
D'puis longtemps, j'y f'sais la cour,
Elle m' dit, Maman est en vacances,
Venez donc demain m' dire bonjour.
Je vous ferai voir une invention toute nouvelle.
C'est très rigolo, c'est épatant, oui, enfin, bref,
C'est un instrument en fer, en bois, et en ficelle
Et on appelle ça un appareil de TSF
Ah ! Ben mon Dieu, alors...
J'arrive, elle me montre une boite,
Elle me dit Ça va causer.
Tournez donc l' bouton à droite,
Ça va bien vous amuser.
Moi, pendant c' temps-là, j' vais aller faire, à la cuisine
Une tasse de café. Ça vous plait-y ? J'y réponds oui
J' tourne le p'tit bouton,
Et v'là qu' j'entends une voix divine
Qui s' met à chanter "C'est toi que j'aime, ô mon chéri".
Oh! ah Ben ça, c'est une aventure, alors...
Je m' dis ça, c'est une affaire,
C'est pour moi qu'elle a l' béguin
Seulement comment que j' vais faire
Pour la sortir du machin ?
Elle continue, "Je te f'rai voir de belles choses"
Elle était maligne, pour m'exciter, elle soupirait,
"J' connais un pays où l' ciel est teinté de rose",
J' dis, "J' veux bien y aller, pour ces trucs-là, j' suis toujours prêt".
Ah ! Tu parles, dis, alors, hé...
Elle parlait toujours, encore,
J' pensais Qu'elle tapette qu'elle a.
J' dis, Je l' sais bien que tu m'adores,
Y a deux heures que tu m' dis qu' ça.
Sors un peu d' là-d'dans, si tu veux qu'enfin on s' connaisse.
Tu m'aimes, j'ai compris et moi aussi, j' veux bien t'aimer.
Mais comment f'rons-nous si tu ne m'donnes pas ton adresse,
Qu' tu veux pas sortir et que moi je n' peux pas rentrer ?
Non, mais enfin, c'est vrai, ça tout d' même, quoi !
Tout à coup l' fourbi s'arrête.
Quelqu'un crie "C'est terminé !".
Pensez si j'en f'sais une tête,
J'avais même pas commencé.
Et je ronchonnais, la TSF, c'est bête, tout d' même,
Pour se moquer d'vous, des tas d' bonnes femmes se cachent là-d'dans.
Elles vous disent comme ça "Viens, mon chéri, c'est toi que j'aime",
Et puis quand on croit qu'on va les t'nir, elles foutent le camp.
Ah ! Ces sacrées femmes, enfin !
Heureusement, mam'zelle Hortense
Arrive avec son café.
J'avais tellement d'éloquence
Qu'enfin, elle m'a écouté,
Elle me l'a donné l'truc du fourbi, l'machin d'l'ivresse
Les trésors d'amour, moi, j' les ai eus comme j'ai voulu
Quant à la bonne femme, elle peut bien rester dans sa caisse
Elle peut raconter tout c' quelle voudra, j' l'écouterai plus
Et voilà, na ! Et mais alors, quoi ! Sans blague, eh
L'autre jour, mam'zelle Hortense,
D'puis longtemps, j'y f'sais la cour,
Elle m' dit, Maman est en vacances,
Venez donc demain m' dire bonjour.
Je vous ferai voir une invention toute nouvelle.
C'est très rigolo, c'est épatant, oui, enfin, bref,
C'est un instrument en fer, en bois, et en ficelle
Et on appelle ça un appareil de TSF
Ah ! Ben mon Dieu, alors...
J'arrive, elle me montre une boite,
Elle me dit Ça va causer.
Tournez donc l' bouton à droite,
Ça va bien vous amuser.
Moi, pendant c' temps-là, j' vais aller faire, à la cuisine
Une tasse de café. Ça vous plait-y ? J'y réponds oui
J' tourne le p'tit bouton,
Et v'là qu' j'entends une voix divine
Qui s' met à chanter "C'est toi que j'aime, ô mon chéri".
Oh! ah Ben ça, c'est une aventure, alors...
Je m' dis ça, c'est une affaire,
C'est pour moi qu'elle a l' béguin
Seulement comment que j' vais faire
Pour la sortir du machin ?
Elle continue, "Je te f'rai voir de belles choses"
Elle était maligne, pour m'exciter, elle soupirait,
"J' connais un pays où l' ciel est teinté de rose",
J' dis, "J' veux bien y aller, pour ces trucs-là, j' suis toujours prêt".
Ah ! Tu parles, dis, alors, hé...
Elle parlait toujours, encore,
J' pensais Qu'elle tapette qu'elle a.
J' dis, Je l' sais bien que tu m'adores,
Y a deux heures que tu m' dis qu' ça.
Sors un peu d' là-d'dans, si tu veux qu'enfin on s' connaisse.
Tu m'aimes, j'ai compris et moi aussi, j' veux bien t'aimer.
Mais comment f'rons-nous si tu ne m'donnes pas ton adresse,
Qu' tu veux pas sortir et que moi je n' peux pas rentrer ?
Non, mais enfin, c'est vrai, ça tout d' même, quoi !
Tout à coup l' fourbi s'arrête.
Quelqu'un crie "C'est terminé !".
Pensez si j'en f'sais une tête,
J'avais même pas commencé.
Et je ronchonnais, la TSF, c'est bête, tout d' même,
Pour se moquer d'vous, des tas d' bonnes femmes se cachent là-d'dans.
Elles vous disent comme ça "Viens, mon chéri, c'est toi que j'aime",
Et puis quand on croit qu'on va les t'nir, elles foutent le camp.
Ah ! Ces sacrées femmes, enfin !
Heureusement, mam'zelle Hortense
Arrive avec son café.
J'avais tellement d'éloquence
Qu'enfin, elle m'a écouté,
Elle me l'a donné l'truc du fourbi, l'machin d'l'ivresse
Les trésors d'amour, moi, j' les ai eus comme j'ai voulu
Quant à la bonne femme, elle peut bien rester dans sa caisse
Elle peut raconter tout c' quelle voudra, j' l'écouterai plus
Et voilà, na ! Et mais alors, quoi ! Sans blague, eh
Madame Rollini - Gare aux rayons X
Chanson composée en 1896, enregistrée en 1898
Note : Il est surprenant que découvert en 1895, une chanson soit consacré aux rayons X dès l'année suivante.
Gare aux rayons X
Les rayons X sont certainement une lumière très commode
Pour contempler secrètement les p'tites femmes à la mode.
Ce rayon vraiment polisson
vous font voir sans mystère,
Les beaux mollets, les faux nichons,
et l'bouton d'la jarretière.
Il paraît que ça passe à travers tout, partout, partout.
Ca passe et ça repasse dans les p'tits trous, partout, partout.
Et l'on n'a pas pas même le temps d'y penser,
Qu'on est déja, rayon, rayon, rayonnixés !
Par ce procédé peu discret, la douane dans toutes les gares,
Regarde si vos endroits secrets ne contiennent pas d'cigares.
Mais vous restez vraiment baba
quand un douanier sévère,
Aperçoit des blagues à tabacs,
dans l'corset de votre belle-mère !
Il paraît que ça passe à travers tout, partout, partout.
Ca passe et ça repasse dans les p'tits trous, partout, partout.
Et l'on n'a pas pas même le temps d'y penser
Qu'on est déja, rayon, rayon, rayonnixés !
y a qu'le métal pour résister à ces rayons bizarres,
Les p'tites femmes afin d'protester vont s'fairent nickelée, dare-dare.
Les demies-mondaines se feront dorées,
mais les femmes sans galette,
S'ront forcées de se faire étamer,
des pieds jusqu'a la tête.
Il paraît que ça passe à travers tout, partout, partout !
Ca passe et ça repasse dans les p'tits trous, partout, partout
Mais quand tout le monde sera métallisé
On n'pourra plus rayon, rayon, rayonnixer.
Note : Il est surprenant que découvert en 1895, une chanson soit consacré aux rayons X dès l'année suivante.
Gare aux rayons X
Les rayons X sont certainement une lumière très commode
Pour contempler secrètement les p'tites femmes à la mode.
Ce rayon vraiment polisson
vous font voir sans mystère,
Les beaux mollets, les faux nichons,
et l'bouton d'la jarretière.
Il paraît que ça passe à travers tout, partout, partout.
Ca passe et ça repasse dans les p'tits trous, partout, partout.
Et l'on n'a pas pas même le temps d'y penser,
Qu'on est déja, rayon, rayon, rayonnixés !
Par ce procédé peu discret, la douane dans toutes les gares,
Regarde si vos endroits secrets ne contiennent pas d'cigares.
Mais vous restez vraiment baba
quand un douanier sévère,
Aperçoit des blagues à tabacs,
dans l'corset de votre belle-mère !
Il paraît que ça passe à travers tout, partout, partout.
Ca passe et ça repasse dans les p'tits trous, partout, partout.
Et l'on n'a pas pas même le temps d'y penser
Qu'on est déja, rayon, rayon, rayonnixés !
y a qu'le métal pour résister à ces rayons bizarres,
Les p'tites femmes afin d'protester vont s'fairent nickelée, dare-dare.
Les demies-mondaines se feront dorées,
mais les femmes sans galette,
S'ront forcées de se faire étamer,
des pieds jusqu'a la tête.
Il paraît que ça passe à travers tout, partout, partout !
Ca passe et ça repasse dans les p'tits trous, partout, partout
Mais quand tout le monde sera métallisé
On n'pourra plus rayon, rayon, rayonnixer.
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