La femme du roulier (1939)
(Folklore)
Pour juger de l'ambiance d'un concert de Marie Dubas, vous pouvez écouter cette chanson sur le site udenap Ici
- MD - Est-ce qu'on est obligé de chanter dans le micro ici ?
- Régisseur- Oui, c'est mieux
- le public - Oh non, non
- MD - Ecoutez, si vous faites silence, je crois que j'en ai pas besoin et je pourrais danser. Non, je danse alors un jour on va m'entendre gueuler comme ça, (s'éloignant du micro) et puis on m'entendra plus.
- MD - Y'a la T.S.F. ?
- Régisseur- Oui
- MD - Y'm'a entendu dire ça ?
- Régisseur- Non, non. Vous en faites pas.
- MD - Mais à la T.S.F. y vont rien entendre ce soir, vous savez. Ah non, parceque je... je gigote. Oh, ça m'embête, j'aime pas ça... Tant pis, tant pis, y m'entendront pas.
MD - Si j'vous chante la femme du roulier, vous la chanterez avec moi ?
Public - Oui, oui...
MD - C'est vrai ? Si vous vous dégonflez, j'm’en vais !
MD - Moi j'la chanterai à ma façon, vous pourrez la chanter à la votre, si bon vous semble.
Il est minuit la femme du roulier s'en va de porte en porte à travers la taverne
Pour chercher son mari
Tireli
Avec une lanterne
A vous !
Public - Pour chercher son mari - Tireli - Avec une lanterne
Ca va !
Madame [Lo ??? ?] Avez-vous mon mari ?
Mais oui, il est ici
Il est dans la soupente
Faisant les 400 coups
Tirelou
Avec la servante
Public - Faisant les 400 coups - Tirelou - Avec la servante
Cochon d'mari
Pilier de cabaret, ah, ah, ah, ah, ah
Enfin je te surprend
Faisant noce et ripaille
Pendant que tes enfants
Tirelan
Sont couchés sur la paille
Public - Pendant que tes enfants - Tirelan - Sont couchés sur la paille
Garce de femme
Tu viens me faire [???er]
Dans la belle société
Est-ce ainsi qu'on s'comporte ?
J'te fous mon pied dans l'dos
Tireluuu
Et tu prendras la porte
Public - J'te fous mon pied dans l'dos - Tirelu - Et tu prendras la porte
Mes chers enfants
Mes pauvres chérubins
Plaignez votre maman
Vous n'avez plus de père
Je l'ai trouvé couché
Tirelé
Avec une autre mère
Public - Je l'ai trouvé couché - Tirelé - Avec une autre mère
(voix enfantine)
Il a raison, répondirent les enfants
De prendre du bon temps
Avec la celle qu'il aime
Et quand nous serons grand
Tirelan
Nous ferons tous de même
(parlé) En voix d'enfants !
Public - Et quand nous serons grand - Tirelan - Nous ferons tous de même
Cochons d'enfants
Sapré cochons d'enfants
Voulez vous t'nir vos gueules
Votre voix m'exaspère
Vous serez tous cocus
Tirelu
Comme Monsieur votre père !
Public - Vous serez tous cocus - Tirelu - Comme Monsieur votre père !
Pour ceux qui souhaitent en savoir plus sur les auteurs, les interprètes, il existe un site réellement remarquable par sa richesse :
http://www.chanson.udenap.org/
http://www.chanson.udenap.org/
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dimanche 1 juin 2008
vendredi 25 avril 2008
Marie Dubas - Le Tango Stupéfiant
Note:
Marie Dubas parodie d’une manière délirante un thème de chanson réaliste (et dramatique), qui semblait à la mode entre les deux guerres : la femme est esclave de la cocaïne, généralement suite à un chagrin d’amour.
Citons : Emma Liebel « La coco, la gueuse » (1923) ; Fréhel « La coco » (1931) ; La Palma « L’idole blanche » (1932) ; Nitta-Jo « Cocaïne » (1932)…
A une époque la cocaïne était disponible en pharmacie. C'était paraît-il un remède efficace contre le rhume (entre autre).
Vous pouvez écouter cette merveilleuse chanson sur le site udenap Ici
Marie Dubas
Le Tango Stupéfiant (1936)
Paroles et Musique: R.Carcel, H.Cor, P.Olive
Après trois semaines entières
De bonheur que rien n'altérait
Mon amant dont j'étais si fière
Un triste matin me plaquait
Pour calmer mon âme chagrine
Je résolus en un sursaut
De me piquer à la morphine
Ou de priser de la coco
Mais ça coûte cher tous ces machins
Alors pour fuir mon noir dessein
J'ai fumé de l'eucalyptus
Et je m'en vais à la dérive
Fumant comme une locomotive
Avec aux lèvres un rictus
J'ai fumé de l'eucalyptus
Dès lors mon âme torturée
Ne connut plus que d'affreux jours
La rue du désir fut barrée
Par les gravats de notre amour
J'aurais pu d'une main câline
Couper le traître en petits morceaux
Le recoller à la séccotine
Pour le redécouper aussitôt
Mais je l'aimais tant l'animal
Alors pour pas lui faire de mal
J'ai prisé d'la naphtaline
Les cheveux hagards, l'œil hérissé
Je me suis mise à me fourrer
Des boules entières dans les narines
J'ai prisé d'la naphtaline
Qu'ai-je fait là, Jésus Marie
C'est stupéfiant comme résultat
Au lieu de m'alléger la vie
Je me suis alourdie l'estomac
J'ai dû prendre du charbon d’Belloc
Ça m'a fait la langue toute noire
(Que faire alors pauvre loque),
Essayer un autre exutoire ?
Car le pire c'est que j'ai pris le pli
Et c'est tant pis quand le pli est pris
Je me pique à l'eau de Javel
Pour oublier celui que j'aime
Je prends ma seringue
Et j'en bois même
Alors il me pousse des ailes
Je me pique à l'eau de Javel
Gnak gnak gnak gnak
J'ai du chagrin...
Marie Dubas parodie d’une manière délirante un thème de chanson réaliste (et dramatique), qui semblait à la mode entre les deux guerres : la femme est esclave de la cocaïne, généralement suite à un chagrin d’amour.
Citons : Emma Liebel « La coco, la gueuse » (1923) ; Fréhel « La coco » (1931) ; La Palma « L’idole blanche » (1932) ; Nitta-Jo « Cocaïne » (1932)…
A une époque la cocaïne était disponible en pharmacie. C'était paraît-il un remède efficace contre le rhume (entre autre).
Vous pouvez écouter cette merveilleuse chanson sur le site udenap Ici
Marie Dubas
Le Tango Stupéfiant (1936)
Paroles et Musique: R.Carcel, H.Cor, P.Olive
Après trois semaines entières
De bonheur que rien n'altérait
Mon amant dont j'étais si fière
Un triste matin me plaquait
Pour calmer mon âme chagrine
Je résolus en un sursaut
De me piquer à la morphine
Ou de priser de la coco
Mais ça coûte cher tous ces machins
Alors pour fuir mon noir dessein
J'ai fumé de l'eucalyptus
Et je m'en vais à la dérive
Fumant comme une locomotive
Avec aux lèvres un rictus
J'ai fumé de l'eucalyptus
Dès lors mon âme torturée
Ne connut plus que d'affreux jours
La rue du désir fut barrée
Par les gravats de notre amour
J'aurais pu d'une main câline
Couper le traître en petits morceaux
Le recoller à la séccotine
Pour le redécouper aussitôt
Mais je l'aimais tant l'animal
Alors pour pas lui faire de mal
J'ai prisé d'la naphtaline
Les cheveux hagards, l'œil hérissé
Je me suis mise à me fourrer
Des boules entières dans les narines
J'ai prisé d'la naphtaline
Qu'ai-je fait là, Jésus Marie
C'est stupéfiant comme résultat
Au lieu de m'alléger la vie
Je me suis alourdie l'estomac
J'ai dû prendre du charbon d’Belloc
Ça m'a fait la langue toute noire
(Que faire alors pauvre loque),
Essayer un autre exutoire ?
Car le pire c'est que j'ai pris le pli
Et c'est tant pis quand le pli est pris
Je me pique à l'eau de Javel
Pour oublier celui que j'aime
Je prends ma seringue
Et j'en bois même
Alors il me pousse des ailes
Je me pique à l'eau de Javel
Gnak gnak gnak gnak
J'ai du chagrin...
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