Paroles: André Barde. Musique: Raoul Moretti - de l’opérette "Comte Obligado" - Enregistrement de 1927
Quand on m' pose une question
Qui mérite attention,
Moi, je n' fais pas c'lui qui réfléchit,
Pas d'embarras et pas de chichis,
J'ai un truc épatant
Qui rend tout l' monde content,
Avec conviction
J' réponds à la question
Par cette interrogation
Est-ce que les artichauts
Froids sont meilleurs que chauds ?
Moi, je n' sais pas, renseignez-moi
Car s'ils sont meilleurs chauds
Moi qui les mange froids
J' les réchaufferai la prochaine fois,
On l' sait pour l' gigot
Ou les escargots
Ou les cuisseaux d' veau
Mais dites-moi, dites-moi,
Est-c' que les artichauts
Froids sont meilleurs que chauds ?
Et chauds ou froids, dites-moi pourquoi.
La première nuit des noces
On a une peur atroce,
La petite mioche
Est là qui attend
Ce qui s'ra moche
Ou très épatant,
Elle dit quand on la serre
"Qu'est ce que vous allez m' faire ?"
Pour pas qu'elle défaille,
Donnez pas de détails
Mais dites-lui quand elle tressaille
Est-ce que les artichauts
Froids sont meilleurs que chauds ?
Moi, je n' sais pas, renseignez-moi
Car s'ils sont meilleurs chauds
Moi qui les mange froids
J' les réchaufferai la prochaine fois,
On l' sait pour l' gigot
Ou les escargots
Ou les cuisseaux d' veau
Mais dites-moi, dites-moi,
Est-c' que les artichauts
Froids sont meilleurs que chauds ?
Et chauds ou froids, dites-moi pourquoi.
Aux conférences de G'nève
On voit l'Allemand, c'est un rêve,
Nous prendre d'assaut
Un tas d' concessions
C'est ça, la Société des Nations,
Devant tous ces messieurs
Briand*, l'air très sérieux,
Au lieu d'accorder
Tout ce qu'ils veulent demander
N'a qu'à dire pour éluder
Est-ce que les artichauts
Froids sont meilleurs que chauds ?
Moi, je n' sais pas, renseignez-moi
Car s'ils sont meilleurs chauds
Moi qui les mange froids
J' les réchaufferai la prochaine fois,
On l' sait pour l' gigot
Ou les escargots
Ou les cuisseaux d' veau
Mais dites-moi, dites-moi,
Est-c' que les artichauts
Froids sont meilleurs que chauds ?
Et chauds ou froids, dites-moi pourquoi.
*Aristide Briand, homme politique et diplomate né en 1862 à Nantes et un de mes (très) lointain grand-oncle.
Pour ceux qui souhaitent en savoir plus sur les auteurs, les interprètes, il existe un site réellement remarquable par sa richesse :
http://www.chanson.udenap.org/
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samedi 27 juin 2009
Georges Milton – La caravane, ou la Fille du Bédouin
Paroles: André Barde. Musique: Raoul Moretti - de l’opérette "Comte Obligado" - Enregistrement de 1927
Le bon goût des paroles est discutable, la chanson a la fâcheuse tendance à rester dans la tête, mais elle fit la célébrité de Georges Milton.
Y avait à Sidi Howa
Bien avant la guerre
Un Bédoin qu'était l'papa
D'une jolie moukère
Mais une caravane campa
Qui venait du Caire
Sans manière,
Par derrière,
La fille décampa
La fille du Bédouin
Suivait nuit et jour
Cette caravane
Elle mourait d'amour
Pour un jeune bédouin
De la caravane
Et le petit ânier,
Dans les bananiers,
Chipait des bananes
Que la fille du Bédouin
Rangeait avec soin
Dans son petit couffin.
Mais voilà c’qu'elle endura
Quand elle fut en route
Elle dut en sortant de Biskra
Pour gagner sa croûte
Céder son petit cédra,
Et sa petite moumoute
Coûte que coûte,
Y’ a pas d'doute,
A ces scélérats.
La fille du Bédouin
Suivait nuit et jour
Cette caravane
Elle connut tour à tour
Tous les autres Bédouins
De la caravane
Et tous les chameliers
Et tous les âniers
En firent leur Sultane
La fille du Bédouin
Avait trouvé l'joint
Pour garnir son couffin
Elle a suivi soixante ans
Et par toute l'Afrique
Du Maroc jusqu'au Soudan
Comme une pauvre bourrique
Et elle usa toutes ses dents
A bouffer des briques
Sans réplique,
A coups de triques,
On la pousse tout le temps
La fille du Bédouin
Suivait nuit et jour
Cette caravane
Elle connut tour à tour
Les trois mille bédouins
De la caravane
Douze cent chameliers,
Dix-huit cent âniers
Portèrent des bananes
Et sans trouver la fin,
La fin du couffin,
De la fille du Bédouin
Le bon goût des paroles est discutable, la chanson a la fâcheuse tendance à rester dans la tête, mais elle fit la célébrité de Georges Milton.
Y avait à Sidi Howa
Bien avant la guerre
Un Bédoin qu'était l'papa
D'une jolie moukère
Mais une caravane campa
Qui venait du Caire
Sans manière,
Par derrière,
La fille décampa
La fille du Bédouin
Suivait nuit et jour
Cette caravane
Elle mourait d'amour
Pour un jeune bédouin
De la caravane
Et le petit ânier,
Dans les bananiers,
Chipait des bananes
Que la fille du Bédouin
Rangeait avec soin
Dans son petit couffin.
Mais voilà c’qu'elle endura
Quand elle fut en route
Elle dut en sortant de Biskra
Pour gagner sa croûte
Céder son petit cédra,
Et sa petite moumoute
Coûte que coûte,
Y’ a pas d'doute,
A ces scélérats.
La fille du Bédouin
Suivait nuit et jour
Cette caravane
Elle connut tour à tour
Tous les autres Bédouins
De la caravane
Et tous les chameliers
Et tous les âniers
En firent leur Sultane
La fille du Bédouin
Avait trouvé l'joint
Pour garnir son couffin
Elle a suivi soixante ans
Et par toute l'Afrique
Du Maroc jusqu'au Soudan
Comme une pauvre bourrique
Et elle usa toutes ses dents
A bouffer des briques
Sans réplique,
A coups de triques,
On la pousse tout le temps
La fille du Bédouin
Suivait nuit et jour
Cette caravane
Elle connut tour à tour
Les trois mille bédouins
De la caravane
Douze cent chameliers,
Dix-huit cent âniers
Portèrent des bananes
Et sans trouver la fin,
La fin du couffin,
De la fille du Bédouin
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