Enregistrement de 1904
Un classique, particulièrement bien interprété
Dans le village est venu,
Un artiste fort connu.
Grand joueur de clarinette
De piston et de musette,
Il apprend pour un écu,
Aux filles à jouer de l' épinette,
Il apprend pour un écu
Aux filles à jouer du…
Une vieille entend ce bruit,
Comme elle avait de l’esprit,
Elle s’avance la coquette,
Pour prendre part à la fête,
Monsieur voici mon écu
J’veux apprendre à jouer de l’épinette,
Monsieur voici mon écu
J’veux apprendre à jouer du…
Allons vieille allez-vous en,
Et reprenez votre argent
Car ce n’est pas à votre âge
Qu’on entre en apprentissage
Vous avez trop attendu
Pour apprendre à jouer de l’épinette,
Vous avez trop attendu
Pour apprendre à jouer du...
Or, la vieille en s’en allant
Murmurait en maugréant
Eh bien, vous m’la baillez belle*,
De me croire encore pucelle!
Il y a quarante ans et plus,
Que je sais jouer de l’épinette,
Il y a quarante ans et plus,
Que je sais jouer du…
Les filles de mon pays
Pour plaire à leurs bons amis,
Ont vendu leurs collerettes,
Leurs jupons, leur chemisette,
Afin d’avoir un écu
Pour apprendre à jouer de l’épinette
Afin d’avoir un écu
Pour apprendre à jouer du…
* « Baillez belle » = tes paroles ne me convainquent pas du tout. Du vieux verbe bailler = donner. A ne pas confondre avec bâiller (avec l’accent circonflexe) : ouvrir la bouche), ou Bayer (aux corneilles) : rêvasser.
Pour ceux qui souhaitent en savoir plus sur les auteurs, les interprètes, il existe un site réellement remarquable par sa richesse :
http://www.chanson.udenap.org/
http://www.chanson.udenap.org/
lundi 9 février 2009
Blon d’Hin – Elle est malade
Enregistrement de 1913
Un grand classique de la chanson idiote.
J’ai pour maîtresse Caroline
Une beauté aux cheveux blonds
Qui habite rue d’la Condamine
Un p’tit logement avec balcon
Mais elle a depuis l’autre semaine
La fièvre jaune elle a chipé
Je ne peux plus voir ma sirène
Il m’est interdit d’pénétrer
Car le médecin dit chaque matin
Caroline
Pan-pan, pan-pan
Elle est malade
Pan-pan, pan-pan
Elle est malade
Pan-pan, pan-pan
Du mal d’amour !
Pour la guérir
Pan-pan, pan-pan
Faut d’la salade
Pan-pan, pan-pan
Faut d’la salade
Deux fois par jour.
C’est pas vrai !
Si c’est vrai !
Elle aura du canard au navet.
Pan-pan, pan-pan
(Parlé)
Il y en a des pan-pan dans cette chanson, hein
Oh, oh, bon Dieu, va.
Le Pharmacien et la concierge,
En furent tous deux très étonnés
Car ils la prenaient pour une vierge
Alors maintenant dans tout l’quartier
Ils disent, la p’tite dame du sixième
Qu’avait un air si comme il faut
Qui mangeait des choux à la crème
Méfiez-vous en, mes p’tits agneaux
Car le médecin dit chaque matin
Caroline
Pan-pan, pan-pan
Elle est malade
Pan-pan, pan-pan
Elle est malade
Pan-pan, pan-pan
Du mal d’amour !
Pour la guérir
Pan-pan, pan-pan
Faut d’la salade
Pan-pan, pan-pan
Faut d’la salade
Deux fois par jour.
C’est pas vrai !
Si c’est vrai !
Elle aura du canard au navet.
Pan-pan, pan-pan
(Parlé)
Ah ! Elle est bath, cette chanson, hein, hé.
Y’a qu’à l’Idéal qu’on trouve des chansons comme ça
Bref, prie pour ma Colombine
Le bon Saint Antoine de Padoue
Pour qu’elle soit pas dans la débine
Car ça fait le bien, entre-nous
Il n’y a qu’une chose qui nous sépare
C’est qu’elle à ce que je n’ai pas
Et comme c’est une chose bien bizarre
Pour l’instant j’dois m’en tenir là
Car le médecin dit chaque matin
Caroline
Pan-pan, pan-pan
Elle est malade
Pan-pan, pan-pan
Elle est malade
Pan-pan, pan-pan
Du mal d’amour !
Pour la guérir
Pan-pan, pan-pan
Faut d’la salade
Pan-pan, pan-pan
Faut d’la salade
Deux fois par jour.
C’est pas vrai !
Si c’est vrai !
Elle aura du canard au navet.
Un grand classique de la chanson idiote.
J’ai pour maîtresse Caroline
Une beauté aux cheveux blonds
Qui habite rue d’la Condamine
Un p’tit logement avec balcon
Mais elle a depuis l’autre semaine
La fièvre jaune elle a chipé
Je ne peux plus voir ma sirène
Il m’est interdit d’pénétrer
Car le médecin dit chaque matin
Caroline
Pan-pan, pan-pan
Elle est malade
Pan-pan, pan-pan
Elle est malade
Pan-pan, pan-pan
Du mal d’amour !
Pour la guérir
Pan-pan, pan-pan
Faut d’la salade
Pan-pan, pan-pan
Faut d’la salade
Deux fois par jour.
C’est pas vrai !
Si c’est vrai !
Elle aura du canard au navet.
Pan-pan, pan-pan
(Parlé)
Il y en a des pan-pan dans cette chanson, hein
Oh, oh, bon Dieu, va.
Le Pharmacien et la concierge,
En furent tous deux très étonnés
Car ils la prenaient pour une vierge
Alors maintenant dans tout l’quartier
Ils disent, la p’tite dame du sixième
Qu’avait un air si comme il faut
Qui mangeait des choux à la crème
Méfiez-vous en, mes p’tits agneaux
Car le médecin dit chaque matin
Caroline
Pan-pan, pan-pan
Elle est malade
Pan-pan, pan-pan
Elle est malade
Pan-pan, pan-pan
Du mal d’amour !
Pour la guérir
Pan-pan, pan-pan
Faut d’la salade
Pan-pan, pan-pan
Faut d’la salade
Deux fois par jour.
C’est pas vrai !
Si c’est vrai !
Elle aura du canard au navet.
Pan-pan, pan-pan
(Parlé)
Ah ! Elle est bath, cette chanson, hein, hé.
Y’a qu’à l’Idéal qu’on trouve des chansons comme ça
Bref, prie pour ma Colombine
Le bon Saint Antoine de Padoue
Pour qu’elle soit pas dans la débine
Car ça fait le bien, entre-nous
Il n’y a qu’une chose qui nous sépare
C’est qu’elle à ce que je n’ai pas
Et comme c’est une chose bien bizarre
Pour l’instant j’dois m’en tenir là
Car le médecin dit chaque matin
Caroline
Pan-pan, pan-pan
Elle est malade
Pan-pan, pan-pan
Elle est malade
Pan-pan, pan-pan
Du mal d’amour !
Pour la guérir
Pan-pan, pan-pan
Faut d’la salade
Pan-pan, pan-pan
Faut d’la salade
Deux fois par jour.
C’est pas vrai !
Si c’est vrai !
Elle aura du canard au navet.
Blon d’Hin – En Orient
Enregistrement de 1911
J’arrive, tout droit d’Orient
Et sans faire de boniment
Afin de vous charmer
Je vais vous raconter
La surprenante histoire
De Milord Barbe-en-poire
Ecoutez ce récit navrant et terrifiant
Et prenez garde en voyageant en Orient
En Orient !
Un Milord Anglais qui parcourait les pays chauds
Pays chauds !
Voulut courtiser les sultanes des moricauds
Moricauds !
Le sultan fort en colère
D’être cocufié d’pareille façon
Fit chauffer l’homme d’Angleterre
Pour lui couper la respiration
La respiration !
Tontaine et tonton
Ah ! Ah ! Ah ! Ah !
La drôle d’histoire
Que celle du sire de Barbe-en-poire
On l’emmena, sec !
Sans lui faire de salamalec.
Mais, cruauté sans pareille
On va carrément lui couper les deux oreilles
Et, plus jamais il ne pourra
Faire zimalaboum-alaboum assis ou là
Arbi garba
Fouya barba
La drôle d’histoire
Que celle du sire de Barbe-en-poire
On lui coupa sec !
Les deux oreilles sans faire de salamalec
Malec !
Ordre du sultan, l’homme d’Angleterre fut amputé
Amputé !
Et de son sérail, comme, gardien il fut nommé
Fut nommé !
Mais voyez l’étrange chose
(Qu’elles doivent chanter [?]) d’vant les houris
Il répond d’un ton morose
Je n’ai plus d’quoi (c’est pour le baby [?])
(C’est pour le baby [?])
Ma boite à outils
Ah ! Ah ! Ah ! Ah !
La drôle d’histoire
Que celle du sire de Barbe-en-poire
On l’emmena, sec !
Sans lui faire de salamalec.
Mais, cruauté sans pareille
On va carrément lui couper les deux oreilles
Et, plus jamais il ne pourra
Faire zimalaboum-alaboum assis ou là
Arbi garba
Fouya barba
La drôle d’histoire
Que celle du sire de Barbe-en-poire
On lui coupa sec !
Les deux oreilles sans faire de salamalec
Malec !
J’arrive, tout droit d’Orient
Et sans faire de boniment
Afin de vous charmer
Je vais vous raconter
La surprenante histoire
De Milord Barbe-en-poire
Ecoutez ce récit navrant et terrifiant
Et prenez garde en voyageant en Orient
En Orient !
Un Milord Anglais qui parcourait les pays chauds
Pays chauds !
Voulut courtiser les sultanes des moricauds
Moricauds !
Le sultan fort en colère
D’être cocufié d’pareille façon
Fit chauffer l’homme d’Angleterre
Pour lui couper la respiration
La respiration !
Tontaine et tonton
Ah ! Ah ! Ah ! Ah !
La drôle d’histoire
Que celle du sire de Barbe-en-poire
On l’emmena, sec !
Sans lui faire de salamalec.
Mais, cruauté sans pareille
On va carrément lui couper les deux oreilles
Et, plus jamais il ne pourra
Faire zimalaboum-alaboum assis ou là
Arbi garba
Fouya barba
La drôle d’histoire
Que celle du sire de Barbe-en-poire
On lui coupa sec !
Les deux oreilles sans faire de salamalec
Malec !
Ordre du sultan, l’homme d’Angleterre fut amputé
Amputé !
Et de son sérail, comme, gardien il fut nommé
Fut nommé !
Mais voyez l’étrange chose
(Qu’elles doivent chanter [?]) d’vant les houris
Il répond d’un ton morose
Je n’ai plus d’quoi (c’est pour le baby [?])
(C’est pour le baby [?])
Ma boite à outils
Ah ! Ah ! Ah ! Ah !
La drôle d’histoire
Que celle du sire de Barbe-en-poire
On l’emmena, sec !
Sans lui faire de salamalec.
Mais, cruauté sans pareille
On va carrément lui couper les deux oreilles
Et, plus jamais il ne pourra
Faire zimalaboum-alaboum assis ou là
Arbi garba
Fouya barba
La drôle d’histoire
Que celle du sire de Barbe-en-poire
On lui coupa sec !
Les deux oreilles sans faire de salamalec
Malec !
Berthe Sylva – Le bouc à Nanon
Enregistrement de 1937
La si tant vieille Nanon
Avait un bouc très prolifique
Et tous les fermiers du canton,
A ce bouc, amenaient leurs biques.
On payait cinq sous seulement
Pour ce nouveau droit de cuissage ;
Le fermier s'en allait content
Et la chèvre encore davantage.
Ah ! C'était un fameux luron,
Le bouc à la vieille Nanon.
Comme plus de vingt fois par jour,
Le bouc était mis à l'ouvrage,
Nanon, au bout d'un temps très court,
Eut deux cents écus en partage.
Le maire du pays, jaloux, se dit :
Si j'achetais la bête,
Moi, je ferais payer dix sous ;
Ma fortune serait bientôt faite.
Ah ! C'était un fameux luron,
Le bouc à la vieille Nanon.
Le marché fut vite conclu
Pour une somme rondelette.
Nanon empocha les écus
Et le maire emmena la bête.
Bellement, il vous l'installa
Dans un bureau de la mairie
Et sur la porte, l'on grava
Cette inscription "Ici, bureau des saillies"
Ah ! C'était un fameux luron,
Le bouc à la vieille Nanon.
Le lendemain, trente fermiers,
Au bouc, amenèrent leurs chèvres.
Mais le maire dut constater
Qu'il y a loin de la coupe aux lèvres.
Ce bouc, naguère, si fougueux,
Refusant ses faveurs de mâle,
S'en allait, le grand paresseux,
S'endormir dans un coin d' la salle.
Ah ! C'était un fameux luron,
Le bouc à la vieille Nanon.
Le maire s'en fut chez Nanon.
"Votre bouc ne veut plus rien faire"
Lui dit-il d'un air furibond,
"Expliquez-moi donc cette affaire"
Mais la vieille, sans sourciller,
Dit "Pas étonnant, monsieur le maire,
Qu'il ne veuille plus travailler.
Dame ! Vous en avez fait un fonctionnaire"
Ah ! C'était un fameux luron,
Le bouc à la vieille Nanon.
La si tant vieille Nanon
Avait un bouc très prolifique
Et tous les fermiers du canton,
A ce bouc, amenaient leurs biques.
On payait cinq sous seulement
Pour ce nouveau droit de cuissage ;
Le fermier s'en allait content
Et la chèvre encore davantage.
Ah ! C'était un fameux luron,
Le bouc à la vieille Nanon.
Comme plus de vingt fois par jour,
Le bouc était mis à l'ouvrage,
Nanon, au bout d'un temps très court,
Eut deux cents écus en partage.
Le maire du pays, jaloux, se dit :
Si j'achetais la bête,
Moi, je ferais payer dix sous ;
Ma fortune serait bientôt faite.
Ah ! C'était un fameux luron,
Le bouc à la vieille Nanon.
Le marché fut vite conclu
Pour une somme rondelette.
Nanon empocha les écus
Et le maire emmena la bête.
Bellement, il vous l'installa
Dans un bureau de la mairie
Et sur la porte, l'on grava
Cette inscription "Ici, bureau des saillies"
Ah ! C'était un fameux luron,
Le bouc à la vieille Nanon.
Le lendemain, trente fermiers,
Au bouc, amenèrent leurs chèvres.
Mais le maire dut constater
Qu'il y a loin de la coupe aux lèvres.
Ce bouc, naguère, si fougueux,
Refusant ses faveurs de mâle,
S'en allait, le grand paresseux,
S'endormir dans un coin d' la salle.
Ah ! C'était un fameux luron,
Le bouc à la vieille Nanon.
Le maire s'en fut chez Nanon.
"Votre bouc ne veut plus rien faire"
Lui dit-il d'un air furibond,
"Expliquez-moi donc cette affaire"
Mais la vieille, sans sourciller,
Dit "Pas étonnant, monsieur le maire,
Qu'il ne veuille plus travailler.
Dame ! Vous en avez fait un fonctionnaire"
Ah ! C'était un fameux luron,
Le bouc à la vieille Nanon.
Arletty – La femme est faite pour l’homme
Enregistrement de 1934
Quand au paradis
Sous un pommier couvert de fruits
Adam vit la femme,
il fut bien surpris
Il fit stupéfait
«Ce p'tit joujou, pourquoi qu'c'est fait ?»
Et l'vilain serpent, mesdames
Lui dit l'œil en flamme :
La femme est faite pour l'homme
Comme le pommier pour la pomme
Comme l'oiseau est fait pour le roseau
Et le nid pour l'oiseau
Oui, pour l'homme la femme est faite
Comme l'eau pour la fleurette
Comme la perdrix pour le petit perdreau
Et la laine pour l'agneau
L'père Adam qui n'était pas en bois
Comprit cette loi
Car c'est vrai, c'qu'un jour au paradis
Le serpent a dit
La femme est faite pour l'homme
Comme le pommier pour la pomme
Comme le soleil est fait pour les beaux jours
Et le cœur pour l'amour
Sans femme vraiment
L'homme s'ennuierait terriblement
Pour lui quel martyr
Quel affreux tourment
Mais sans homme aussi
Avouez-le mesdames ici
Vous n'auriez pas le sourire
Car il faut bien le dire
La femme est faite pour l'homme
Comme le pommier pour la pomme
Comme le pépin est fait pour le raisin
Et le gant pour la main
Oui, pour l'homme la femme est faite
Comme le rond pour la serviette
Comme le disque est fait pour le phono
Et le doigt pour l'anneau
Comme la cage est faite pour l'écureuil
Le lorgnon pour l'œil
Comme la mer est faite pour le bateau
Le pneu pour l'auto
La femme est faite pour l'homme
Comme le pommier pour la pomme
Comme la baguette est faite pour le tambour
Et le cœur pour l'amour
Quand au paradis
Sous un pommier couvert de fruits
Adam vit la femme,
il fut bien surpris
Il fit stupéfait
«Ce p'tit joujou, pourquoi qu'c'est fait ?»
Et l'vilain serpent, mesdames
Lui dit l'œil en flamme :
La femme est faite pour l'homme
Comme le pommier pour la pomme
Comme l'oiseau est fait pour le roseau
Et le nid pour l'oiseau
Oui, pour l'homme la femme est faite
Comme l'eau pour la fleurette
Comme la perdrix pour le petit perdreau
Et la laine pour l'agneau
L'père Adam qui n'était pas en bois
Comprit cette loi
Car c'est vrai, c'qu'un jour au paradis
Le serpent a dit
La femme est faite pour l'homme
Comme le pommier pour la pomme
Comme le soleil est fait pour les beaux jours
Et le cœur pour l'amour
Sans femme vraiment
L'homme s'ennuierait terriblement
Pour lui quel martyr
Quel affreux tourment
Mais sans homme aussi
Avouez-le mesdames ici
Vous n'auriez pas le sourire
Car il faut bien le dire
La femme est faite pour l'homme
Comme le pommier pour la pomme
Comme le pépin est fait pour le raisin
Et le gant pour la main
Oui, pour l'homme la femme est faite
Comme le rond pour la serviette
Comme le disque est fait pour le phono
Et le doigt pour l'anneau
Comme la cage est faite pour l'écureuil
Le lorgnon pour l'œil
Comme la mer est faite pour le bateau
Le pneu pour l'auto
La femme est faite pour l'homme
Comme le pommier pour la pomme
Comme la baguette est faite pour le tambour
Et le cœur pour l'amour
dimanche 6 juillet 2008
Dranem - La Raie
Enregistrement de 1911
(présentation) : La Raie,
chanson poissonneuse chantée par Dranem
J’aime la raie la chose est vraie
Mieux que la morue
Mais je n’ connais que c’poisson frais
Que dans une seule rue
Je peux vous indiquer l’endroit
Où l’on trouve de la raie d’choix
C’est la raie d’la rue du Caire
C’est la rue d’la raie
C’est là qu’est la rue
C’est la rue d’la raie
Oui, c’est laquelle la rue ?
C’est la rue d’la raie la rue d’la rue du Caire
(parlé)
Ah c’est dur à dire ça, vous savez
Faut avoir mangé du vermicelle
A la marchande un jour je demande
Un p’tit bout d’sa raie
J’mets mon nez d’ssus
Mais elle la dessus, pousse des cris d’orfraie
Moi je me r’tourne pour me trotter
Mais v’la qu’elle m’envoie son soulier
Dans la raie d’la rue du Caire
Dans la rue du Caire
C’est la rue d’la raie
Dans la rue d’la raie
Oui c’est la qu’est la rue
C’est là qu’est la rue d’la raie la rue d’la rue du Caire
(parlé)
Ah ah
Ah j’y arrive mais c’est difficile vous savez ces trucs là
On a toujours peur de dire une saleté, naturellement
La foule s’amasse
Un agent passe
Et dresse un procès
La poissonnière suit par derrière
Au poste le plus près
Le commissaire [y vit une manne]
C’est du poisson et met la main
Sur la raie d’la rue du Caire
Sur la rue du Caire
Qu’est la rue d’la raie
Sur la rue du Caire de la rue d’la raie
D’la rue du Caire, la rue du cul la raire la raie la raie...
(parlé)
Ah, j’ai eu peur
j’ai eu peur de dire une saleté
Mais j’vais bien y arriver au dernier couplet vous savez
L’affaire s’arrange
Et chose étrange
Quelques mois après
Devant le maire quartier du Caire
Tous deux on s’mariait
A ma femme le soir de c’beau jour
J’dis tu sais à quoi tient l’amour
A la raie d’la rue du Caire
A la rue du Caire
Qu’est la rue d’la raie
A la rue du cu.. qu’est la rue ... d’la raie
(parlé en riant)
Alors ah la barbe !
oh j’peux pas
Oh ça va bien
j’allais dire une saleté moi alors !
(présentation) : La Raie,
chanson poissonneuse chantée par Dranem
J’aime la raie la chose est vraie
Mieux que la morue
Mais je n’ connais que c’poisson frais
Que dans une seule rue
Je peux vous indiquer l’endroit
Où l’on trouve de la raie d’choix
C’est la raie d’la rue du Caire
C’est la rue d’la raie
C’est là qu’est la rue
C’est la rue d’la raie
Oui, c’est laquelle la rue ?
C’est la rue d’la raie la rue d’la rue du Caire
(parlé)
Ah c’est dur à dire ça, vous savez
Faut avoir mangé du vermicelle
A la marchande un jour je demande
Un p’tit bout d’sa raie
J’mets mon nez d’ssus
Mais elle la dessus, pousse des cris d’orfraie
Moi je me r’tourne pour me trotter
Mais v’la qu’elle m’envoie son soulier
Dans la raie d’la rue du Caire
Dans la rue du Caire
C’est la rue d’la raie
Dans la rue d’la raie
Oui c’est la qu’est la rue
C’est là qu’est la rue d’la raie la rue d’la rue du Caire
(parlé)
Ah ah
Ah j’y arrive mais c’est difficile vous savez ces trucs là
On a toujours peur de dire une saleté, naturellement
La foule s’amasse
Un agent passe
Et dresse un procès
La poissonnière suit par derrière
Au poste le plus près
Le commissaire [y vit une manne]
C’est du poisson et met la main
Sur la raie d’la rue du Caire
Sur la rue du Caire
Qu’est la rue d’la raie
Sur la rue du Caire de la rue d’la raie
D’la rue du Caire, la rue du cul la raire la raie la raie...
(parlé)
Ah, j’ai eu peur
j’ai eu peur de dire une saleté
Mais j’vais bien y arriver au dernier couplet vous savez
L’affaire s’arrange
Et chose étrange
Quelques mois après
Devant le maire quartier du Caire
Tous deux on s’mariait
A ma femme le soir de c’beau jour
J’dis tu sais à quoi tient l’amour
A la raie d’la rue du Caire
A la rue du Caire
Qu’est la rue d’la raie
A la rue du cu.. qu’est la rue ... d’la raie
(parlé en riant)
Alors ah la barbe !
oh j’peux pas
Oh ça va bien
j’allais dire une saleté moi alors !
Harry Fragson - Les amis de Monsieur
Enregistrement de 1903
Bien qu'il possède une femme charmante,
L'ami Durand est un coureur.
V'la t'y pas qu'il remarque sa servante
Et qu'il la reluque en amateur.
Il lui murmure : " dit donc, ma fille :
Entre nous, vous êtes fort gentille
Et votre personne, crénom d'un chien,
Au naturel doit être très bien.
Oh ! Monsieur, reprend la petite bonne,
Ce que vous m'dites n'a rien qui m'étonne
Car, fit-elle d'un air étourdi,
Tous les amis de Monsieur m’ l'ont déjà dit.
Au rendez-vous, elle fut fidèle,
Mais comme elle hésitait un peu,
Durand s'excitant de plus belle,
Avait la tête et l’ cœur en feu.
Voyant qu’elle retirait sa ch’mise
En devenant rouge comme une cerise
Il s’écria tout folichon
Ah, j’ n’ai jamais vu de si beaux nichons
Oh ! Monsieur, reprend la petite bonne,
Ce que vous m'dites n'a rien qui m'étonne
J’ comprend que vous soyez ébahi
Dame !
Tous les amis de Monsieur me l'ont déjà dit
Comme Durand a d’ la galette
Et qu’il n’est pas vilain garçon
Elle n’ fit pas longtemps la coquette
Et céda sans faire de façon
Ici des points : ..., pour la censure
Puis il s'écria : - Ah! j' t'assure :
Ce tour exquis, c'est merveilleux
Ma femme n'est rien, tu t'y prends mieux.
Oh ! Monsieur, reprit la petite bonne,
Ce que vous m'dites n'a rien qui m'étonne,
Que j'm'y prends mieux que Madame, pardi !
Tous les amis de Monsieur me l'ont déjà dit.
Bien qu'il possède une femme charmante,
L'ami Durand est un coureur.
V'la t'y pas qu'il remarque sa servante
Et qu'il la reluque en amateur.
Il lui murmure : " dit donc, ma fille :
Entre nous, vous êtes fort gentille
Et votre personne, crénom d'un chien,
Au naturel doit être très bien.
Oh ! Monsieur, reprend la petite bonne,
Ce que vous m'dites n'a rien qui m'étonne
Car, fit-elle d'un air étourdi,
Tous les amis de Monsieur m’ l'ont déjà dit.
Au rendez-vous, elle fut fidèle,
Mais comme elle hésitait un peu,
Durand s'excitant de plus belle,
Avait la tête et l’ cœur en feu.
Voyant qu’elle retirait sa ch’mise
En devenant rouge comme une cerise
Il s’écria tout folichon
Ah, j’ n’ai jamais vu de si beaux nichons
Oh ! Monsieur, reprend la petite bonne,
Ce que vous m'dites n'a rien qui m'étonne
J’ comprend que vous soyez ébahi
Dame !
Tous les amis de Monsieur me l'ont déjà dit
Comme Durand a d’ la galette
Et qu’il n’est pas vilain garçon
Elle n’ fit pas longtemps la coquette
Et céda sans faire de façon
Ici des points : ..., pour la censure
Puis il s'écria : - Ah! j' t'assure :
Ce tour exquis, c'est merveilleux
Ma femme n'est rien, tu t'y prends mieux.
Oh ! Monsieur, reprit la petite bonne,
Ce que vous m'dites n'a rien qui m'étonne,
Que j'm'y prends mieux que Madame, pardi !
Tous les amis de Monsieur me l'ont déjà dit.
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